Manuel H.

Retour de service
par (Libraire)
7 avril 2020

Gagner la Manche

La guerre froide est loin derrière nous. Mais à l'heure du Brexit les affrontements de l'ombre demeurent comme au bon vieux temps. Certains secrets sensibles et compromettants menacent d'être divulgués. Au profit de qui ? Si les enjeux diplomatiques et géopolitiques sont mouvants, l'espion pourrait bien encore venir du froid. C'est pourtant sur les bords de la Tamise qu'il opère., nouvel épicentre de la déstabilisation de l'Europe. Avec ce « Retour de service », John Le Carré lift d'est en ouest, réussit son coup, gagne la Manche et remporte la partie des nouvelles donnes de l'espionnage et des enjeux contemporains. Bien joué !

UN AUTOMNE DE FLAUBERT
par (Libraire)
7 avril 2020

Homard et bain de pied !

L'auteur de « Madame Bovary » devient à son tour un personnage de roman sous la plume d'Alexandre Postel qui se saisit de l'auteur normand à l'automne de sa vie, alors qu'il a déjà une cinquantaine d'années. Ce pauvre Gustave déprime, n'écrit plus, la faillite menace l'époux de sa nièce Caroline pour laquelle il est un tonton-gâteau et il risque bien d'être expulsé de sa maison natale, son antre d'écriture du Croisset, près de Rouen, au bord de Seine. Bref, rien ne va plus. Autant partir maintenant. Gustave fait un pas de côté. Il quitte la Normandie pour se confiner en Bretagne, à Concarneau où il trouve refuge et consolation auprès d'un ami qui y dirige la station de biologie marine. Le grand "Flau" va y passer deux mois d'automne en s'installant dans une auberge. C'est ce temps d'attente, ce suspens, cette villégiature qu'Alexandre Postel raconte avec finesse, délicatesse et humour. Il y dépeint des instants quotidiens, très simples, inattendus et cocasses. Gustave déguste des homards, nage, prend des bains de mer, observe d'un œil goguenard les poissons, les coquillages et les crustacés de son ami biologiste. Flaubert a touché le fond et là, au bord de mer, il refait surface. Comme le homard, il fait sa mue et se construit une nouvelle carapace. Et de nouveau, le virus de l'écriture le reprend et l'agite !
Ce formidable portrait de Flaubert est celui d'un colosse au pied d'argile, celui d'un homme fébrile, fragile et sensible, un brin moqueur, toujours curieux qui sort d'une dépression en se mettant à l'écart, comme en retrait du monde. Le tout servi par la narration d'Alexandre Postel tout en ambiance, en atmosphère, composée comme une série de tableaux couleur pastel.

LE BON SENS
20,00
par (Libraire)
7 avril 2020

Deux remords de Charles VII

Michel Bernard sonde l'énigme Charles VII, roi victorieux de la Guerre de cent ans, bouleversé par la mort en couches de sa maîtresse Agnès Sorel et par celle au bûcher de Jeanne d'Arc à qui il doit tant, vingt ans plus tôt. C'est sous le regard d'un peintre, Jean Fouquet, qui réalise son portrait que la vérité de l'homme blessé sous le roi triomphant, ressort et apparaît. Une recherche de vérité que tente aussi d'atteindre l'enquête qui s'ouvre autour du procès de Jeanne d'Arc. Entre les bords de la Seine normande et ceux de la Loire à l'aube de la Renaissance, ce « Bon sens » est un cheminement sensible à travers une époque, le portrait d'un homme de pouvoir blessé dans son âme, une interrogation sur la vérité de l'Histoire et un hommage à la puissance révélatrice de l'art.

Jacques et la corvée de bois
par (Libraire)
7 avril 2020

Ce qui affleure

Comme autant de petites touches, ce récit composé d'une centaine de très brefs chapitres, dessine en pointillés le portrait de Jacques, soldat engagé dans une guerre d'Algérie qui touche à sa fin. Peu à peu, l'homme discret, modeste, silencieux se fendille de l'intérieur. La narration soulève doucement ce qui affleure et fait surgir l'étendue silencieuse des sentiments profonds de ce jeune homme pris dans l'étau de la violence de son époque et dans la spirale du désenchantement.

La Chienne

Calmann-Lévy

par (Libraire)
7 avril 2020

Sentiment animal

Ce roman bref et juste d'une romancière colombienne dresse le portrait sensible et touchant de la vie et des émotions de Damaris, femme d'une quarantaine d'années, vivant entre mer et jungle dans un village où son mari est pêcheur D'une belle originalité, ce roman révèle les sentiments de Damaris malheureuse de n'avoir jamais eu d'enfant, dévoile sa vie rude et tragique à travers les émotions qu'elle porte et projette sur la petite chienne qu'elle adopte pour combler son désir d'enfant. Inattendue, cette belle découverte est portée par une écriture sans fioriture ni mièvrerie qui fait surgir au plus près la vérité de son personnage.