Manuel H.

17,50
par (Libraire)
24 août 2014

Viva Deville !

C'est le privilège de Patrick Deville de ramener aux lecteurs les époques enfouies, d'en révéler le tourbillon, l'intensité, les soubresauts. Avec force narrative et puissance littéraire, il nous projette dans le Mexique des années trente, à la rencontre des chercheurs d'absolu que sont Léon Trotsky, exilé politique poursuivit par les sbires de Staline, et Malcolm Lowry, s'acharnant dix ans durant à l'écriture de « Sous le volcan ». Rupture politique pour l'un, rupture poétique pour l'autre dans une époque en ébullition où se croisent les figures incandescentes et monstrueuses de talent des peintres Diego Rivera et de Frida Kahlo et celle, énigmatique, du romancier B. Traven. Une danse macabre et joyeuse, aussi créatrice que destructrice, menant chacun au bord du précipice. Envoûtant !

Buchet-Chastel

13,00
par (Libraire)
24 août 2014

Un coeur simple

« On n'en trouverait plus des gens comme lui qui avait la patience, le goût et le don. »
Joseph est ouvrier agricole dans le Cantal qu'il n'a jamais quitté. Bientôt à la retraite, sa vie paysanne, sa vie d'homme est faite de peu mais de l'essentiel, de l'attention portée aux autres et du soin apporté aux bêtes.
Comme une sculpture sortie de la glaise, la vie de Joseph prend forme peu à peu, au fil d'une narration sobre, élégante, toujours attentionnée, la vie d'un cœur simple, marqué de déchirures qu'il saura surmonter.
Joseph est un roman magnifique et d'une grande acuité sur le monde agricole, un roman subtil aussi sur le langage et sur les expressions toujours prégnantes et fortement évocatrices du monde rural.
Tressant en filigrane des liens avec l'oeuvre de Flaubert et la Normandie, Joseph nous comble et nous réjouit suscitant, la lecture achevée, une grande et belle envie : celle de le relire !

Anne-Marie Métailié

16,00
par (Libraire)
24 août 2014

Une écriture endiablée

Centre de toutes les convulsions de la Ville-Pays, le Tram 83, est le lieu de rendez-vous privilégié d'un petit peuple turbulent, aguicheur et magouilleur, toujours au bord de l'émeute. Dans cette cocotte-minute sociale , ce bouillon culturel au bord de l'explosion, Lucien, dramaturge fraîchement débarqué de l'Arrière-Pays, Requiem, terrible intrigant, et Malingeau, énigmatique éditeur s'y disputent les faveurs de la foule pour le meilleur et, qui sait, le pire ?
Portée par une écriture endiablée, une créativité haute en couleur relevée de chatoyantes têtes de chapitre, la narration débridée de Fiston Mwanza Mujila entremêle le rocambolesque à l'absurde, l'étrange à la bombance, le grotesque au grinçant, la fable au politique comme si Kafka percutait la route de Rabelais au milieu de nulle part, satellisant joyeusement le lecteur – tout de même inquiet et intranquille, troublé comme un pastis dans un état d'ébriété littéraire de haute altitude – autour de la planète Tram 83.

par (Libraire)
27 janvier 2014

Coeur battant

De retour d'une session de surf hivernale aux Petites Dalles, trois jeunes amis ont un accident de la route qui plonge l'un d'eux, Simon, dans un coma dépassé, cœur battant. Un cœur qui pourrait remplacer, à l'autre bout de la France, celui, défaillant, de Claire...
"Réparer les vivants" est le roman inouï d'une transplantation cardiaque, épopée moderne où les destins individuels se greffent à une geste collective, soulevant nos interrogations les plus profondes sur la vie et la mort, sur le don et la réparation, sur l'empathie à l'œuvre entre les hommes, un roman immensément riche où tout fait sens et interpelle.
Jouant de la langue et des langages comme d'une pulsation cardiaque qui accélère, ralentit, s'emballe, Maylis de Kerangal offre une intensité narrative dont le souffle jamais ne s'épuise, ondule comme une vague qui s'élève et enroule tout : la lumière, les paysages, les sensations, les êtres, les gestes, les émotions, la parole et le silence. Phénoménal !

par (Libraire)
9 septembre 2013

Noirceur

L'enfant terrible de la littérature niponne dresse, avec noirceur, le portrait d'une génération et, plus largement, de la société japonaise, où l'indifférence généralisée, l'absence d'émotions, le manque d'amour conduisent à une violence insensée. Avec une imagination débridée, Murakami Ryû livre ainsi une fable d'une lucidité effarante où six jeunes hommes à la vie transparente entrent soudainement en guerre avec six femmes trentenaires, bien décidées à se venger.